Sunday, October 24, 2010

MY PORTRAIT INTERVIEW ON SAYWHO





    Un look, un sourire et une culture musicale ébouriffante. Pour Chloé Van Paris, le rétro n’est pas une mode, c’est sa vie. Rencontre avec la meneuse de revue qui enchante Paris.

    Comment êtes-vous devenue Chloé Van Paris ?

    Par hasard, je cherchais un nouveau pseudo pour créer mon blog. Mon ancien pseudo avait été hacké. C’était ChloéinBali, Bali étant l’un de mes endroits préférés. J’ai essayé ChloéinParis, mais il était déjà pris. ChloéVanParis lui était libre… Finalement j’ai gardé ce nom quand j’ai commencé à passer de la musique rétro en club. Le côté un peu rétro de ce pseudo convenait bien. C’était aussi un moyen de m’affranchir de mon nom de famille, de me construire une nouvelle identité. Assez rapidement des personnes sont venues vers moi en m’appelant par ce nom. Les gens le retiennent facilement. Pendant longtemps je pensais que l’on m’approchait parce que j’étais la fille d’un producteur de musique. Avec ce nouveau nom, sans renier ni ma filiation ni mes origines, je suis parvenue à me créer une identité autonome.

    Pouvez-vous nous expliquer dans quels domaines et comment vous exprimez vos talents ?

    Je m’exprime dans beaucoup de domaines différents et les gens ont parfois du mal à savoir exactement ce que je fais ! J’ai une forte inclination pour les arts visuels du fait de mes études à l’Ecole Louis Lumière et aux Arts Déco. J’y ai réalisé, sous la direction de Brice Dellsperger, un film-montage d’extraits de comédies musicales, ma grande passion. C’est une œuvre en forme d’hommage au monde du spectacle. Je m’intéresse tout particulièrement à ce qui se passe derrière le rideau. Ayant côtoyé des artistes toute ma vie, c’est un monde que je connais et qui me fascine. Les soirées burlesques que j’organise sont un moyen de se retrouver derrière le rideau, comme un metteur en scène d’une revue de Broadway, à une échelle moindre bien sûr, mais l’excitation reste très intense.

    La musique est mon autre grande passion. Je suis depuis 10 ans directrice artistique d’une collection consacrée aux plus grands artistes jazz (« Jazz Référence »). L’année dernière, j’ai réalisé une compilation intitulée Broadway Melodies, consacrée aux plus grands compositeurs de comédies musicales. En raison de son succès, j’ai pu réalisé trois nouvelles anthologies qui sortent ce mois-ci. Cette passion pour le jazz et la comédie musicale, je la communique aussi en tant que DJ selector dans des clubs, en France et à l’étranger. Mes sets sont iconoclastes et éclectiques, le jazz et les chansons des comédies musicales y tiennent bien sûr une grande place, mais j’aime aussi beaucoup passer du rock des années 50, du disco du studio 54 et de la new wave. Enfin, j’ai mon blog, où je peux communiquer mon goût de la mode, de la photographie, de l’imagerie rétro comme les pin-up où les stars de l’âge
    d’or d’Hollywood.

    Qu’est-ce qui vous plaît dans l’esthétique burlesque et sexy rétro ?

    Cela remonte à mon enfance. J’ai été éduqué en regardant le cinéma de minuit et les films de l’âge d’or hollywoodien. A 6 ans, je portais des vêtements vintage ramenés par mes parents des Etats-Unis. J’étais d’ailleurs la risée de mes camarades, car personne à l’époque n’habillait ses enfants en vêtements vintage. Ma mère elle-même s’habillait dans les années 1970 avec des robes portées par Bette Davis. Le rétro n’est pas une tendance pour moi, c’est ma culture visuelle depuis toujours. J’ai un rapport très fétichiste avec cet univers. J’ai grandi entouré d’images de pin-up, celles ce Betty Page notamment. Quand je jouais avec des poupées, c’était avec celle de BilliBoy, le créateur des poupées Mdvanii : des poupées habillées en haute couture, extrêmement sexuées. Mais, pour moi ces représentations féminines étaient la norme et finalement elles n’avaient plus rien de sexuel. Pour moi Betty Page est une adorable petite poupée, belle et innocente. Je n’y trouve rien de pervers.

    Comment expliquez-vous l’engouement actuel pour cet univers ?

    Depuis deux ans, de nombreuses soirées ont été organisées par moi et d’autres personnalités du milieu néo rétro qui ont permis de faire découvrir aux parisiens cet univers, beaucoup plus familier des londoniens et des berlinois, par exemple. Le néo rétro reste un phénomène assez marginal dans le milieu de la nuit. Pour autant, je sens un vrai désir de vivre la nuit différemment, d’une manière plus sophistiquée, d’écouter des musiques différentes, sur lesquelles on peut danser en couple. La tendance rétro a été depuis un an largement médiatisée. Les grandes marques de vêtements comme H&M proposent des robes imitation vintage. American Apparel propose un tutu court inspiré de cette tendance. La géniale série Mad Men fascine en grande partie à cause de son stylisme vintage. Le
    film d’Amalric a, lui, permis de médiatiser le burlesque, mais sa vision, un peu dépressive et marginale des filles, lui est personnelle et reste assez éloignée de la réalité.

    Quelle est la star/pin-up que vous préférez ? Pourquoi ?

    Gene Tierney, l’interprète mythique d’un de mes films favoris, Laura, mais aussi Kim Novak, l’héroïne de Vertigo, film fétichiste par excellence, où un homme métamorphose une femme pour retrouver l’image de celle qu’il aimait et qui est morte tragiquement.

    Quelles sont les qualités d’une bonne performeuse ? Comment les choisissez-vous ?

    Improvisation, rythme, curiosité. Je connais les noms de toutes les performeuses burlesques européennes. Je connais leurs numéros, leur répertoire musical mais je ne les ai pas toutes vues performer en live. Les soirées que j’organise sont aussi un moyen de les rencontrer et de voir leurs numéros. Je suis la première spectatrice de mes soirées. Mes plus grandes soirées sont conçues comme des shows où je caste les performeuses en ayant toujours en tête une vue d’ensemble. Il est important de proposer des filles aux personnalités très variées. Pour autant, il faut s’assurer que l’ensemble reste harmonieux, donc une fois que j’ai fait mon choix, je travaille avec elles pour savoir quel numéro et quel musique sont les plus appropriés pour la soirée. Il m’est aussi arrivé de faire du casting sauvage, de découvrir les photos d’une personnalité charismatique et d’oser lui envoyer un message pour lui demander de travailler avec moi.

    Le 25 octobre, vous sortez une anthologie/hommage aux cinq plus grands compositeurs du « Great American Songbook » : Gershwin, Cole Porter, Berlin, Rodgers et Kern. Pouvez-vous nous parler de la genèse de ce projet et nous dire comment vous y avez travaillé ?

    Avec le double album Broadway Melodies, sortie l’année dernière, j’avais voulu célébrer le Great American Songbook, avec des titres issus des comédies musicales hollywoodiennes. Le terme ‘Great American Songbook’ désigne le répertoire de chansons écrites entre les années 1920 et les années 1960 par une génération exceptionnelle de paroliers et de compositeurs. Ces chansons, composées à l’origine pour les comédies musicales de Broadway et d’Hollywood, furent ensuite reprises par les chanteurs et musiciens jazz pour devenir ce que l’on appelle communément des standards. Avec ces trois nouveaux albums, je voudrais contribuer à la reconnaissance auprès du public français des noms et des œuvres des cinq plus grands compositeurs de ce Great American Songbook : George Gershwin, Cole Porter, Irving Berlin, Richard Rodgers et Jerome Kern. Ces cinq compositeurs sont les inventeurs de la musique populaire. Bien que leurs chansons aient été écrites pour la plupart il y a plus de 70 ans, elles n’ont jamais cessé, depuis leur création, d’être reprises par les chanteurs populaires du moment : de Frank Sinatra à Harry Nilsson, de Rod Stewart à Robbie Williams, en passant par Rufus Wainwright.

    Quels sont vos projets aujourd’hui ?

    J’aimerais écrire un livre sur les comédies musicales.

    A vos yeux, quels morceaux symbolisent le mieux l’atmosphère de Paris ?

    La musique du générique des 400 Cents Coups de François Truffaut. Paris, Je t’aime d’amour interprétée par Maurice Chevalier. Il y a aussi I Love Paris de Cole Porter, la version d’Ella Fitzgerald est magnifique. La complainte de la butte, écrite par Jean Renoir lui-même pour son chef d’œuvre French Cancan, interprétée par Rufus Wainwright, est aussi sublime.

    Ô mon Paris ville idéale
    Il faut quitter dès ce soir
    Adieu, ma belle capitale,
    Adieu, non, au revoir !

    Paris je t’aime, je t’aime, je t’aime
    Avec ivresse,
    Comme une maîtresse !
    Tu m’oublieras bien vite et pourtant
    Mon cœur est tout chaviré en te quittant !
    Je peux te dire
    qu’avec ton sourire
    Tu m’as pris l’âme
    Ainsi qu’une femme
    Tout en moi est à toi pour toujours
    Paris je t’aime, oui ! d’amour !


    Propos recueillis par Florence Valencourt.

    http://www.disquesdreyfus.com


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